Who are you Kidscase ?

introduction

Quand j’ai découvert Kidscase, je ne pensais qu’à rencontrer les créatrices de la marque de vêtements hollandaise pour enfants. J’ai réussi, pari gagné. Et je suis encore émerveillée par la justesse des coupes, la qualité du coton biologique, les imprimés toujours discrets et tellement délicats. Un bureau un peu en dehors du centre d’Amsterdam, réconfortant car entouré de nature et de calme. Jacqueline et Merel me reçoivent naturellement et je ne suis pas sans rougir à l’idée de les questionner. Jacqueline est la créatrice et la designer, Merel (dont le prénom signifie « merle ») est chargée du marketing et de la communication. Elles me laissent faire quelques photos et découvrir l’été 2015. Merel se prête au jeu des questions. Fabuleux. Here in english


kidscase3
Jacqueline van Nieuwkerk et Merel Verbrugge (alias Kidscase) photographiées par Henriette Simon

Cet hiver nos enfants s’amusent en Kidscase. Une sélection Henriette Simon à retrouver sur leur shop online, portée avec des bottes de pluie Bergstein… Suivie des photos de la collection hiver 2014 par Flannery O’Kafka :
kidscase look

Un aperçu de ce qui se prépare pour l’été 2015, des pois, des rayures, des couleurs douces (par Henriette Simon):

IMG_0735

IMG_0721

IMG_0730

 

 

INTERVIEW// IN ENGLISH PLEASE

Henriette : Kidscase, ça a démarré comment ? Vous avez toujours travaillé pour l’univers enfant ?

Merel : Au départ, en 2000, nous voulions lancer une boutique en ligne multimarque. Mais nous étions trop en avance : les femmes n’achetaient pas trop sur internet (aujourd’hui elles y font quasiment tous leurs achats). A ce moment-là, Jacqueline développa une petite collection bébé. Collection très bien reçue par le public en raison des coupes, des couleurs et des matières. Nous avons donc décidé de développer la ligne. Cela s’est avéré efficace et la marque s’est agrandie… Avant le projet Kidscase, Jacqueline avait une marque de prêt-à-porter hommes/ femmes et je travaillais en freelance en communication et marketing, en relation avec le public (pr). On s’est rencontrées par un ami en commun.

La collection s’adressait aux familles qui vivent en ville ou proche banlieue, souvent à des parents ayant un emploi créatif ou une affinité avec la musique, l’art et le design. C’est d’ailleurs toujours le cas.

H : Vous travaillez ensemble sur tout ou chacune de vous a un rôle spécifique dans les collections ?

M : Jacqueline a toujours conçu la collection et suivi la production. Aujourd’hui elle travaille avec un co-créateur et un directeur de production.

J’ai toujours été en charge des ventes et de la communication. Aujourd’hui je travaille avec un directeur des ventes pour les Pays-Bas et un administratif.

Nous  avons divisé notre travail très distinctement, nous avons toutes les deux un sacré caractère, on discute des collections ensemble, de la conception à la production, en lien direct avec les ventes. Nos deux rôles sont très liés et l’une ne va pas sans l’autre ! On échange mais on n’empiète pas sur les plates-bandes de l’autre. C’est important.

H : J’ai vu que vous donniez des noms à vos vêtements. Pour cet hiver, pas de chiffres, mais Gena, Oliver, Tad, Ford, Rock… Comment trouvez-vous l’inspiration, le cinéma, la musique ?

M : Oui, nous les choisissons généralement  de manière assez intuitive, pas de brainstorming qui dure des heures. Ça peut être des noms de stars de cinéma des années 30’ ou 50’, des musiciens de jazz, des artistes ou des enfants proche de Kidscase.

H : Si vous mettez de la musique ou un son sur votre collection hiver ce serait quoi ?

M : Difficile ! Nous avons des goûts totalement différents en musique! Jacqueline est plutôt auteurs-compositeurs et moi j’aime la soul et le jazz. Nous pourrions nous retrouver au milieu, une musique aérienne, légère avec une touche de mélancolie? Peut-être parce que notre collection hiver a une atmosphère d’été indien, où l’été se déplace lentement vers l’automne.

H : Comment choisissez-vous vos gammes de couleurs?

M : L’art nous inspire énormément, parfois nous choisissons notre gamme en suivant toutes les couleurs d’un tableau, nous pouvons également être inspirées par les couleurs des collections de créateurs p-a-p haut de gamme.

H : Nous pouvons voir sur vos photos de collections que les enfants sautent, jouent, courent. Ils ne sont pas dans un studio classique en train de poser. Prenez-vous cet élément de réalisme en compte lors de la conception de vos vêtements? Et qui est votre talentueux photographe de campagne?

M : Oui, nous voulons que les vêtements aient une sophistication subtile et confortable, grâce au choix des matières, aux détails et à la coupe. En premier, vous voyez la beauté du bébé ou de l’enfant, c’est après que vous voyez que les vêtements subliment cette beauté originale.

Nos vêtements ont un style simple et respectent la personnalité de l’enfant, ses mouvements et sa créativité. Ils se mélangent très bien avec d’autres éléments que les enfants ont déjà dans leurs placards.

Pour la photo, nous voulons être réalistes: cheveux naturels et sourires, nous voulons des visages expressifs et des paysages naturels ! Le style barbie sophistiquée, ça n’est pas pour nous. Dans le passé, nous avons travaillé de nombreuses saisons avec la photographe néerlandaise Annemarieke van Drimmelen. Pour les deux dernières saisons, nous avons travaillé avec le photographe américano-écossais Flannery O’kafka. Tous les deux savent capturer l’essence et l’atmosphère de notre ligne.

H : Pouvez-vous me donner le nom (titre) d’un livre pour enfants néerlandais à lire avant de quitter le pays? J’apprends le néerlandais avec des livres pour enfants et je suis sure que mes lecteurs aimeraient lire un nouveau livre!

M : Floddertje par la célèbre écrivaine Annie M.G. Schmidt : les aventures d’une petite fille coquine appelée Floddertje et de son chien Smeerkees. Illustrations de la très célèbre Fiep Westendorp. Pour tous les âges, et très Néerlandais…

Jacqueline et Merel, Merci pour votre patience et votre accueil si doux !

 

 

Going to the ZOO in Amsterdam

IMG_0761artisC’est fait, j’ai testé le zoo d’Amsterdam. Je suis toujours un peu hésitante au départ, oui, les animaux en semi-liberté comme ça… Et puis une fois sur place, je me détends. Y aller avec le soleil, c’est mieux. Pour voir le lion et ses lionnes se faire dorer la pilule, les varis en toute liberté, et admirer la grâce insoupçonnée des otaries à travers la vitre, nageant sous l’eau comme des danseuses qui auraient muté avec des obus. Impressionnant. Bon, 20 euros tout de même (gratuit moins de 2ans). Pour éviter de se trimbaler une poussette, il y a des espèces de chariot à tirer très stylés. Beaucoup de monde, donc vu que ça ouvre à 9h, premiers arrivés, premiers servis…

It’s been a long time I wanted to go to the zoo in Amsterdam. Called Artis in dutch. DONE. 20 euros each person, free for children less than 2. That’s a price, but you can stay there for hours, like I did.

It’s worth going there for the vari which seem to wait for someone or for the waiter (red and black animal from Madagascar, strange and really at ease as you can see on the fotos) and because you can approach it very very closely. There, you can also see lions and sea lions, gorillas, pelicanos, bears bored, beautiful birds and a big aquarium with a lot of exotic fishes. It’s a zoo as you can imagine but it’s well done and not too depressing.

Just go when it opens, at 9am and enjoy the sun until 5pm.

http://www.artis.nl/

Plantage Kerklaan 38-40 Amsterdam

Het muizenhuis, une maison extraordinaire pour souris hollandaises

muizen huisUne envie de faire un livre pour enfants qui se transforme en construction folle d’une maison de souris, c’est le succès de Karina Schaapman, néerlandaise installée à Amsterdam. Folie réalisée et suivie de 3 livres qui dévoilent les aventures de Sam et Julia au sein de cette immense maison. Deux amis de 8 ans qui partent à la découverte du monde grâce à leurs voisins. La vie mode d’emploi version souris et carton.

Mais mon sujet s’arrête sur la maison de deux mètres sur trois qu’on peut désormais voir à la bibliothèque publique d’Amsterdam (OBA,OpenBare (= means public et pas qu’on peut boire gratos) Bibliotheek). On peut observer de près les milliers de détails et les milliers d’idées drôles qu’elle a eues. Un bouchon de bouteille de lait et une vieille dentelle de soutif deviennent une suspension, des bâtonnets d’esquimaux feront un parquet patiné.

On sort de là en se disant que nous aussi on veut une maison de souris. Alors on s’y colle, boîte de chaussures et d’allumettes, vieilles nippes pour dépôt-vente et on suit ses astuces à la lettre.

 

Bibliothèque publique ( à côté de la Gare Centrale)

Oosterdokskade 143 1011 ♥ DL Amsterdam

Who are you Anne-Claire Petit ?

ANNE CLAIRE PETIT

PORTRAIT
Anne-Claire Petit est douceur et gentillesse, à l’image de toute son immense famille en crochet. C’est avec un plaisir immense que j’ouvre cette nouvelle rubrique « Qui êtes-vous… », une rubrique qui tentera d’aller à la rencontre de personnalités néerlandaises. Créatrice modeste, on la connaît pour ses peluches, ses hochets ou ses boîtes à musique qui ont tous pour dénominateur commun le crochet. Anne-Claire Petit vit à Amsterdam et m’accueille aujourd’hui dans son show-room derrière ses lunettes et sa chienne hongroise « Wies » qui inspire pour sûr ses collections. Je me sens à la maison. Tout en buvant un cappuccino, elle me raconte sa naissance à Breda, ses études de design textile à Eindhoven et son passage à l’univers enfant. Tous ses trésors en crochet sont uniques, fabriqués dans des matériaux respectueux de l’environnement par des femmes de Chine du nord.  Je suis fan et fière de voir les coulisses de son travail.

Entourée de prototypes tenus secrets, elle travaille en équipe et développe sa collection maison dont on peut voir un échantillon sur son site internet. De la couleur, de la couleur, de la fantaisie, des formes improbables comme ce radis géant ou ce homard vermillon. En super bonus, Anne-Claire Petit nous offre des collaborations exclusives, comme avec les auteurs jeunesse Marc Boutavant (Mouk) ou Alain Grée (Rémi et Capucine).

5 choses à retenir :

– Malgré le nom qui prête à confusion, Anne-Claire Petit (ACP) n’est pas française mais bien néerlandaise (des ancêtres belges quand même), et ce n’est pas un pseudo pour coller à la cible marketing enfant.

– ACP aime aller en vacances en Italie, en Ligurie pour être précise (au Nord-Ouest de l’Italie, mer et montagne réunies, le top) et adore Paris, of course.

– On peut croiser ACP à vélo dans les rues d’Amsterdam, avec ou sans Wies, son troisième enfant après ses 2 fils, c’est elle qui le dit ;).

-Elle n’a pas encore testé ma version de la dutch appeltaart. Pour l’instant elle préfère la tarte aux pommes française, apparemment son mari a une super recette…

-Petite, ACP ne jouait pas trop à la poupée, comme tous les kids du pays, elle était plutôt dehors. Ça ne l’a pas empêché de créer SA version de la poupée en crochet.

Ses 3 coups de ♥ du jour :

– la reine Maxima.

–  « aan de Amstel« , un restaurant très très bon avec des trophées tête de cerf aux murs, Weesperzijde 42 A, au sud-est, pas si loin de chez Hartog pour les gourmands.

-Le BeatrixPark (au sud de la ville), romantique et peu connu mais qui gagne à l’être !

Encore Merci à Anne-Claire Petit pour s’être prêtée au jeu et pour m’avoir si bien reçue. On trouve ses objets dans 45 pays et sur internet, pas de boutique en nom propre pour le moment donc partez à la chasse !interieur

acpportrait

Anne-Claire Petit l’air rusé, comme son renard roux en crochet
poires (2)

Mechanisch Speelgoed : jouets, jouets, jouets

Le royaume du jouet, sous toutes ses formes, de la tranche de pastèque en bois, à l’armoire de poupée en passant par la boule à neige et le jouet à tirer, on peut même y dégoter des puzzles « Happy Days » d’origine…La propriétaire vend des anciens stocks de jouets vintage mais aussi du neuf. Après le marché du lundi de Noordmarkt  (fripes et broc), ce serait dommage de ne pas y faire un tour. PS : Il y a un étage sombre mais rempli de trésors.

Westerstraat, 67 ♥ 1015 LW Amsterdam

JunJun et Old West deux second-hand pour enfants à Amsterdam

junjun
Dans la même veine que WollePop, deux repaires de mother qui veut à tous prix un cheval à bascule en bois vintage ou une boîte à formes écologique Plantoys. Je parle des 2 en même temps car elles sont dans la même rue, quasi côte côte. Ici, on trouve de tout selon les chineries des propriétaires, (oui oui chineries), des vêtements, des tables, des buffets, des jouets, univers enfants, cela va de soi. Le stock est très variable et ça vaut donc le coup d’y passer régulièrement.

JunJun, De Clercqstraat 97 1053 AH Amsterdam

Old West, De Clercqstraat 63 1053 AH Amsterdam

Une grenouille chez les hollandais ?

KIKKER1

On a beau manger des cuisses de grenouille, nous les Français, nous n’avons pas un héros de livre jeunesse grenouille aussi bien accompagné. Plein de copains différents, de couleurs, de races, de langues, de cris, de poils, de dents ou de maisons singulières.

Max Velthuijs est l’auteur de Kikker (signifie grenouille en français). Traduit en France à l’Ecole des Loisirs sous le nom de Petit-Bond rapport à ses compétences physiques, en short à rayures rouges, vous ne pouvez pas le rater. Ici, c’est le confrère de Dikkie Dik en un peu plus indé, décliné en milliers de produits dérivés quand même.

Les histoires sont courtes, pour les bébés, les petits/grands et pour moi. Le trait est pur, poétique et la couleur apaisante. Encore un bon moyen de progresser en hollandais. Une esquisse de « Varkentje » ou « cochonnet », un de ses acolytes toujours en petit gilet jaune sans manche. Très tendance.

Ferme associative pour enfants à Amsterdam

FERME3
Une ferme dans Amsterdam ? Ils l’ont fait, dans le grand parc au Nord-Ouest de la ville. Ouverte le dimanche, c’est une sortie idéale pour les enfants en bas âge. Elle est tenue et entretenue par des bénévoles. Le plus du plus du plus ? On peut aller dans l’enclos des moutons et les caresser, voir la belle vache rousse manger son foin, siffler comme ces tout petits oiseaux exotiques au bec orange et enfin se pauser pour boire un sirop ou manger une gaufre. On prend l’air, on oublie un peu les canaux et on hume les bonnes odeurs de ferme paysanne et on peut même assister à la tonte des moutons quand c’est la saison. Motivés, on peut s’inscrire pour devenir bénévoles et aider à la ferme.

Kinderboerderij Westerpark / Overbrakerpad 10 ♥ 1014 AZ Amsterdam

Dikkie Dik, le chat des familles

dikkie 2Selon un article du ELLE, paru la semaine dernière, (référence, référence) les chats sont partout en ce moment. Peut-être. En tout cas, il y a un chat très connu ici et qui apaise les esprits, j’ai nommé Dikkie Dik. C’est un chat roux créé par Jet Boeke, une illustratrice néerlandaise née en 1948.

Pour l’histoire rapide, après ses études, elle part aux Etats-Unis où elle rencontre un type qui travaille pour Sesame Street.Ils vont unir leurs talents et elle va proposer un nouveau personnage qui sera souvent invité en 1978 par le plateau de Sesame Street. Ce Dikkie Dik va tellement plaire aux enfants qu’elle va lui consacrer une série de livres.

Il est tendre ce Dikkie, coquin, joueur, farceur, et toujours de saison. En ce moment notre compère attend Noël et fait beaucoup de bêtises. Très bien pour apprendre la langue…Pour l’anecdote, Jet Boeke avait un chat qui a servi de modèle à Dikkie Dik, sauf qu’il était blanc donc pas du tout photogénique pour la télévision ou pour des livres jeunesse. Alors, la couleur orange s’est imposée. Quand les contraintes font des miracles…Dommage qu’on ne le trouve pas en France.