BRANTÔME

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Un jardin rien que pour soi

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Attention scoperta ! En me rendant à la ferme de Westerpark, le grand parc du nord-ouest de la ville, je me suis égarée dans des petits chemins parallèles menants à BOLO ( aka Bos-en-Lommer, ville jouxtant Amsterdam) et me voilà longeant un village de petits cabanons avec jardins cultivés. Ni une, ni deux, je cherche l’entrée de ce mini-village d’irréductibles pour comprendre quels genres de babos vivent reclus dans 2 mètres carrés très charmants. Là, je découvre un méga plannos de rêve : pour environ  2000 euros, un résident amstellodamois peut s’offrir une cabane du pêcheur au fond du jardin. Les règles sont simples, jardiner, jardiner, jardiner, s’occuper de mésanges charbonnières ou de hérissons en mal de campagne. Ni eau chaude, ni électricité, donc pas de wifi. Radio, musique, chien, chat, interdits, wow, rustique. Disponibles de avril à septembre, les réchauffés peuvent y dormir, enfin, à pas beaucoup je pense vu l’espace.

Bon, pour résumer, au départ ce sont des jardins ouvriers, destinés à la culture de fruits et légumes pour récolte personnelle, comme ça les travailleurs avaient de quoi vivre de leurs produits pendant 6 mois. Aujourd’hui, c’est plutôt du loisir, jardinage en prem’s.

En rentrant chez moi, je regarde ma big carte d’Amsterdam et là je vois des dizaines de jardins (Volkstuinen) en « grisé » je mène l’enquête auprès du jardin collé à Westerpark et j’apprends que c’est un grand classique néerlandais, qu’il en existe des milliers aux Pays-bas, l’idée c’est de se détendre, de kiffer paisiblement son tournoi de pétanque. bon, un point en plus de noté et une idée pour ceux qui ont la main verte. les listes d’attente pour avoir un lopin sont longues (de 2 à 4 ans) mais c’est pas grand chose sur une vie. 

Site en dutch (et plutôt méga ring’) du jardin collé à Westerpark : http://www.sloterdijkermeer.nl/

Rembrandt 12 février/17 mai 2015 Rijksmuseum

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Bethsabée au bain et la lettre du Roi David, 1654, Rembrandt Harmensz van Rijn

Rétrospective. Late Rembrandt (ou Rembrandt tardif en français), les dernières années de création d’un des rares peintres que l’on nomme par son prénom. Promesse tenue. Sublime. Venue de Londres, l’exposition est imposante et le peintre chez lui. Des gravures, des dessins, des toiles écrasantes de beauté. Rembrandt puise son inspiration au cœur de sa maison, il se peint lui-même, prend la pose en Saint-Paul, croque son fils Titus et nous raconte des histoires comme celle de Bethsabée et du Roi David. Lettre à la main, Bethsabée quittera-t-elle son mari aux mots du roi fou d’amour ? Sa dernière servante se prête au jeu et nous offre une Bethsabée de chair, presque palpable.Une lumière éclatante, des visages marqués de rides, d’ombres. Une peinture vivante. De loin, certaines gravures deviennent photos, portraits instantanés. Du génie.

Bon à savoir : big expo = supplément, avec la museumkaart, pas de queue et 7.50 en plus, et sans 25 euros.

Rijksmuseum
Museumstraat 1
1071 XX ♥ Amsterdam

Tous les jours de 9h à 17h